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L’histoire de l’art inuit

L’Arctique canadien est peuplé depuis plus de 4000 ans. Mais il faut attendre 600 ans avant JC pour voir apparaître une production d’objets d’art figurarifs. Ces créations se font sous l’ère de la culture de Dorset qui perdurera jusqu’en l’an 1000 après JC.

Inspirés de la nature qui les entoure ces artistes faisaient naître des oiseaux, des ours, et autres animaux marins et terrestres ; mais également des figurines anthropomorphes, masques et grappes de visages, à partir de l’ivoire, du bois ou des os d’animaux. Selon leur croyance, ces œuvres avaient un pouvoir et étaient utilisées comme amulettes ou lors des rituels chamaniques.

Vers l’an 1000, le peuple de Dorset a été disseminé par le peuple de Thulé envahisseur, venu de l’Alaska septentrional. L’art de Thulé est lui plus ancré dans le quotidien et passe par l’embellissement graphique d’objets utilitaires tels que les peignes, les goupilles de harpons,… Quelques figures d’êtres humains ou d’animaux subsistent mais ne sont rattachées à aucune pratique religieuse.

Au XVIème siècle, l’art Inuit a encore évolué avec les bouleversements climatiques et les premiers contacts avec les blancs. Durant plusieurs siècles, appelés la Période historique, les Inuit ont commercé avec les occidentaux ( chasseurs de baleines, missionnaires,…) en troquant leur art, ce qui lui a permis de ne pas rester confiné au territoire Inuit.

La période comtemporaine de l’art Inuit prend forme au milieu du XXème siècle quand le gouvernement canadien, conscient du potentiel économique, décide de le promouvoir avec l’aide de la compagnie de la Baie d’Hudson.

A la fin des années 60, la plupart des collectivités de l’Arctique sont dotées de coopérative, et de nombreuses agences de commercialisation ont été implantées dans le sud.

Aujourd’hui reconnue comme une forme d’art contemporain majeure, la sculpture Inuit est avant tout une source de revenus quasi unique pour les habitants des villages isolés de l’Arctique.